L’aventure Raspberry PI – épisode 8 – Les Raspberry Pi… la fin !

Le Raspberry Pi, c’est génial, c’est pas cher, ça permet de commencer et d’apprendre. Mais ça a aussi quelques inconvénients…

De la fragilité

Comme je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, héberger chez soi un serveur fait que l’on est sujet à une panne de courant ou de réseau. J’avais accepté cet état de fait. Mais force a été de constater que le raspberry pi, après un arrêt sauvage ne redémarrait pas toujours très bien…

Certains fichiers se corrompaient et imposaient une action manuelle pour corriger la carte, voir de réaliser un fsck en branchant la carte sur mon ordinateur de bureau. Et coup de pas de chance, cet été j’ai eu un grand nombre de coupures de courants, pour raisons de travaux dans l’appartement, de fausse manipulations et de pas de chances.

De la surchauffe

De plus, pour pouvoir utiliser le raspberry pi, il est presque impératif de l’overclocker. Mais l’overclocking entraîne une surchauffe. Cette surchauffe elle-même a eu raison de la fiabilité de mes cartes SD qui se sont retrouvées à se corrompre. Se corrompre ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu’en ouvrant un fichier texte quelconque certaines lettres ponctuellement se retrouvaient remplacées par d’autres. Je vous laisse imaginer si un bit est inverser dans un fichier binaire.

C’est bien simple à partir d’un moment, sur l’un des serveurs je n’avais plus moyen d’accéder au journal des événements, ou de lancer un serveur web.

J’ai été bon pour mettre en place des techniques de sioux !

Des solutions de contournement

La première, un basique a été la mise en place de sauvegardes automatiques vers un disque dur externe de tout le contenu de la carte SD, notamment les fichiers de configurations. C’est nécessaire mais non suffisant, d’autant plus que l’utilisation de rsync via ssh s’est révélé être trop gourmande en ressources réseaux et provoquait la mise en rade du raspberry pi (une erreur obscure dont j’ai oublié le code apparaissait en boucle dans les logs à partir du moment où la sauvegarde se déclenchait).

L’autre solution, mais qui demande une logistique dont je ne me sens pas réellement capable est de réaliser des sauvegardes régulières des cartes avec dd de l’état dans lequel elles sont.

Une autre solution est de demander la réinstallation complète de tous les paquets du système au moyen d’un petit script glané sur le forum d’archlinux. C’est un petit peu sale car notamment ça marque comme installé manuellement l’ensemble des paquets, mais ça permet de restaurer tous les binaires qui se seraient retrouvés corrompus.

Le trop

Mais tout ça n’est pas tenable au long terme pour un serveur en production. J’ai donc du me tourner vers une autre solution. J’étais en recherche quand OVH a annoncé ses offres KimSufi 2013 qui cassaient les prix. Là j’ai pu prendre la décision de basculer !

Mes raspberry Pi eux ne sont pas perdus. Ils me servent de serveur local pour les sauvegardes et à réaliser la sauvegarde croisée entre mon serveur KimSufi et la maison. Je suis aussi en train de tenter l’installation d’un système pour l’utiliser comme serveur multimédia pour quelques amis !

Ceci marque la fin de l’aventure Raspberry PI. Demain nous ouvrirons une nouvelle page, celle du serveur KimSufi.

Le Geektionnerd et l'intégralité de son contenu (images et textes) sont l'oeuvre de Simon "Gee" Giraudot et diffusés sous licence Creative Commons By-Sa. Découvrez le Geektionnerd sur http://geektionnerd.net/ et en album. Gégé est une adaptation de Comic Gen de Chamb réalisée par Cyrille Largillier pour Framasoft.

Le Geektionnerd et l’intégralité de son contenu (images et textes) sont l’oeuvre de Simon « Gee » Giraudot et diffusés sous licence Creative Commons By-Sa.
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Gégé est une adaptation de Comic Gen de Chamb réalisée par Cyrille Largillier pour Framasoft.

Florck

Je suis Ingénieur en Technologies de l'Information, consultant en systèmes (GNU/Linux) et bases de données (Oracle). En recherche de contrôle sur mes informations personnelles : "La route est longue mais la voie est libre !"

1 réponse

  1. Paul dit :

    J’ai lu pas mal d’article qui conseillaient de booter non pas sur la sd mais sur une clé usb (en utilisant les ports usb du pi). Apparemment c’est plus fiable et plus rapide.
    Mon pi ne me sert que pour openelec, donc dans mon cas ça n’a pas vraiment d’importance ceci dit.

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